lundi 16 juin 2008

L’Espagne bat la Suède et met un pied en quart :


L'Espagne a fait un grand pas vers les quarts de finale de l'Euro 2008 en battant la Suède 2-1, samedi, grâce à un but de David Villa dans les arrêts de jeu, au stade Tivoli-Neu d'Innsbruck.
Avec cette deuxième victoire en deux matches, les hommes de Luis Aragones pourraient fêter leur qualification pour la suite du tournoi dès ce soir en fonction du résultat de la rencontre Grèce-Russie, dont le coup d'envoi doit être donné à 18h45 GMT. Un résultat nul ou une victoire de la Russie qualifierait l'Espagne.
Les Espagnols ont ouvert le score avant le quart d'heure de jeu sur un but de l'attaquant de Liverpool Fernando Torres, avant de se faire rejoindre par les Suédois grâce à un but de Zlatan Ibrahimovic à la 34e minute. Dans les arrêts de jeu, David Villa a finalement offert la victoire à son équipe.
Au coup d'envoi, Luis Aragones faisait confiance au groupe vainqueur de la Russie mardi et notamment au duo d'attaquant composé de David Villa, auteur d'un triplé, et Fernando Torres.
Côté suédois, la victoire 2-0 face à la Grèce avait fait des dégâts, avec les forfaits de Wilhelmsson et Alexandersson.
Après un bon début de match des Espagnols, Fernando Torres ouvrait le score à la 14e minute. L'attaquant de Liverpool venait couper un centre de David Silva, après une combinaison bien menée sur corner.

DAVID VILLA SORT DE SA BOÎTE
Mais l'Espagne essuyait un coup dur dix minutes plus tard avec la sortie de son défenseur Carles Puyol, blessé au pied et remplacé par Raul Albiol (24e).
La Suède, bien que largement dominée en possession de balle, parvenait à égaliser à la 34e minute. Zlatan Ibrahimovic se défaisait du marquage de Sergio Ramos et trompait le gardien espagnol Iker Casillas pour inscrire son deuxième but de la compétition (34e).

En deuxième mi-temps, les hommes de Lars Lagerbäck subissaient le jeu court et rapide de leurs adversaires. Ils pouvaient s'estimer heureux à la 63e minute, après une grosse occasion des Espagnols, manquée tour à tour par Silva, Villa et Torres.
Les Ibériques continuaient à pousser, tandis que les Suédois tentaient leur chance en contre.
Finalement, la domination des Espagnols se concrétisait dans les arrêts de jeu avec un but de David Villa - son quatrième du tournoi -, qui prenait de vitesse Petter Hansson avant de placer le ballon hors de portée d'Andreas Isaksson (90e+2).

L’Espagnol Puyol touché au pied, examens dimanche :


Le défenseur espagnol Carles Puyol s'est blessé à un pied lors de la victoire 2-1 de l'Espagne face à la Suède, à Innsbruck.La Fédération espagnole a fait savoir que Puyol, remplacé à la 24e minute de la rencontre par Raul Albiol, passerait des examens dimanche pour déterminer la gravité de la blessure.

Une soirée orange vif et bleu pâle :


Les Pays-Bas se sont qualifiés pour les quarts de finale de l'Euro 2008 de football en humiliant 4-1 l'équipe de France, dont l'avenir dans le tournoi comme celui de l'Italie s'inscrit désormais en pointillés.
La Squadra azzurra a déjà frôlé l'élimination prématurée face aux Roumains en arrachant le match nul 1-1, Gianluigi Buffon repoussant un penalty d'Adrian Mutu à la 81e minute.
Si elles veulent poursuivre l'aventure, les deux équipes devront absolument gagner mardi prochain à Zurich leur confrontation dans le dernier match du groupe C en espérant que les Roumains ne battront pas les Néerlandais.
En cas de succès des hommes de Victor Piturca, le "groupe de la mort" serait fatal aux Italiens et aux Français, respectivement champions et vice-champions du monde en titre.
Cette "petite finale", selon les termes du coach hexagonal Raymond Domenech, sera une affaire de mental pour deux équipes humiliées par une fringante équipe néerlandaise.
Les hommes de Marco van Basten, déjà vainqueurs 3-0 contre les Transalpins lundi, ont une nouvelle fois fait montre d'un jeu débridé et redoutable face aux Français et rejoignent le Portugal et la Croatie en quarts.
Ils ont assommé les Bleus dès la 9e minute par Dirk Kuyt sur corner et enfoncé le clou à la 59e par une volée de Robin van Persie.
Thierry Henry a fêté sa première titularisation de cet Euro en déviant du crampon un centre puissant de Willy Sagnol à la 71e pour réduire le score à 2-1.
Mais Arjen Robben a écoeuré les champions d'Europe 2000 d'une frappe sous la barre de Grégory Coupet dans les secondes qui suivaient et Wesley Sneijder a profité du désarroi adverse pour corser la note d'un tir en pleine lucarne dans les arrêts de jeu.

A 1-0, les Français ont réclamé un penalty pour une faute de main dans la surface mais l'arbitre allemand Herbert Fandel n'a pas sifflé.
Un peu plus tôt, l'arbitrage avait déjà joué en défaveur des Italiens, quand une tête de Luca Toni au fond des cages de Bogdan Lobont avait été refusée pour un hors jeu discutable.
Les Roumains ont ensuite ouvert la marque à la 55e minute grâce à Mutu sur une erreur de jugement de Gianluca Zambrotta mais Christian Panucci, inspirant par avance Arjen Robben, annulait l'avantage dans la minute suivante.
Une autre décision d'arbitrage a fait débat, en Pologne cette fois, où le penalty accordé à l'Autriche jeudi dans les arrêts de jeu synonyme d'égalisation 1-1 a été très mal digéré.
Le Premier ministre Donald Tusk est allé jusqu'à dire qu'il avait eu "envie de tuer" après ce coup de bambou. L'UEFA a jugé que le penalty, accordé pour tirage de maillot dans la surface, n'était pas contestable.
La colère gronde aussi parmi les vendeurs ambulants présents dans les aires spécialement aménagées pour les supporters, peu fréquentées en raison d'une météo capricieuse.
Les commerçants d'un village de tentes à Genève, qui ont dû s'acquitter de 35.000 francs suisses, soit plus de 21.000 euros, pour installer leur stand, ont menacé de se mettre en grève, s'estimant trahis par les organisateurs.
La journée de samedi sera marquée par le choc du groupe D entre la Suède et l'Espagne, déjà adversaires en éliminatoires, et qui ont déjà remporté leur premier match.
Battue 2-0 par les Scandinaves, la Grèce victorieuse de l'Euro 2004 pourrait être éliminée en cas de défaite contre les Russes. L'Euro 2008 devient décidément dangereux pour les champions en titre.

Tournoi terminé pour le Roumain Radoi


Le milieu de terrain de la Roumanie Mirel Radoi ne participera pas à la fin de l'Euro 2008 en raison d'une grave blessure au visage subie vendredi face à l'Italie, a-t-on appris auprès de l'encadrement de l'équipe.
"Il ne jouera plus à l'Euro 2008. Il sera opéré demain et on espère que tout se passera bien", a déclaré le porte-parole de la Roumanie Paul Zaharia.
Radoi souffre d'une fracture du nez et devra aussi subir une opération à l'oeil.
Il s'est blessé en percutant son coéquipier Razvan Rat dans un choc tête contre tête sur un ballon aérien. Il avait été évacué du terrain immédiatement.
Par ailleurs, l'attaquant Ciprian Marica a repris l'entraînement samedi après avoir dû déclarer forfait pour le match face à l'Italie en raison d'une blessure à la tête, contractée là aussi sur un choc aérien avec son coéquipier Daniel Niculae lors d'un entraînement cette semaine.
La Roumanie devra battre les Pays-Bas mardi pour se qualifier pour les quarts de finale. Un match nul pourrait être suffisant si la France et l'Italie font également match nul dans le même temps.

Thierry Henry invite à l'oubli :


Thierry Henry invite l'équipe de France à oublier rapidement la déconvenue face aux Pays-Bas pour continuer à croire à la "grosse possibilité" de qualification pour les quarts de finale de l'Euro.
Auteur de sa 45e réalisation sous le maillot français vendredi soir, le meilleur buteur de l'histoire des Bleus a eu du mal à trouver le sommeil après la défaite 4-1 contre les Néerlandais. Il s'est endormi au-delà de trois heures du matin, incapable de comprendre comment les Bleus avaient pu si lourdement chuter malgré une multitude d'occasions.
"C'est encore un peu chaud mais il faut oublier et c'est ce qu'on fait au quotidien, dans la défaite ou la victoire", a-t-il dit.
"Il faut essayer de faire le deuil de ce match et se préparer de la meilleure manière", a-t-il ajouté en allusion à la dernière rencontre dans le groupe C, contre l'Italie.
Henry cherche surtout à retenir les motifs d'espoir de cette défaite face aux Pays-Bas.
"Il faut essayer de prendre le positif même si c'est difficile de le faire quand on perd 4-1. On a joué une équipe pleine de réussite mais de notre côté, on n'a pas mal joué non plus", a-t-il plaidé.

ALLER AU COMBAT
"Il n'y a pas de science exacte dans le football. De temps en temps, il n'y a rien à comprendre", a poursuivi l'attaquant.

"Il ne faut pas baisser la tête", a-t-il insisté. "Il faut réagir, ce n'est pas la première fois que ce groupe est dans cette situation."
"Le groupe est soudé. Il y a des moments comme ça, il faut les surmonter."
Lui-même a surmonté la gêne d'une cuisse toujours douloureuse pour affronter les Pays-Bas.
"Il faut aller au combat quand on peut y aller", a-t-il expliqué, assurant que cette légère blessure ne s'était pas aggravée.
Avec un point en deux rencontres, la France n'est pas encore éliminée. Pour Henry, ses ambitions sont même intactes.
"Il y a encore une chance. Il ne s'agit pas seulement d'y croire. Il y a une grosse possibilité pour qu'on se qualifie", a-t-il martelé."Le but, c'est toujours de se qualifier et de gagner l'Euro."

Roberto Donadoni déçu mais pas inquiet pour l'Italie :


Aucun attaquant italien n'a encore réussi à pousser le ballon au fond des filets de l'Euro 2008, ce qui n'inquiète pas outre-mesure le coach transalpin Roberto Donadoni.
Le seul but inscrit par l'Italie, contre la Roumanie vendredi (1-1), a été l'oeuvre d'un défenseur, Christian Panucci, servi par son collègue de l'arrière Giorgio Chiellini.
"Je ne suis pas inquiet. Cela arrive. Ce n'est pas la première ni la dernière fois et ce n'est pas étrange à mes yeux", a déclaré l'entraîneur.
Donadoni a aussi affirmé lors de sa conférence d'après-match que son équipe avait été "supérieure à la Roumanie" et que les "garçons étaient déçus dans les vestiaires, parce qu'ils ont beaucoup donné et n'ont pas eu beaucoup en échange."
"On méritait plus que ce match nul, mais c'est une déception qui ne durera qu'une nuit."Le prochain match de l'Italie aura lieu mardi contre l'équipe de France.

Piturca n'en veut pas à Mutu pour son penalty raté :


L'entraîneur roumain Victor Piturca a disculpé son attaquant Adrian Mutu dont la frappe du point de penalty a été repoussée par Gianluigi Buffon.
"Buffon a arrêté, Mutu n'a pas raté", a déclaré le coach après le match nul 1-1 face à l'Italie dans le groupe C de l'Euro de football.
"Peut-être que le fait de se retrouver face à un des meilleurs gardiens du monde l'a un peu troublé mais Buffon mérite d'être salué pour sa parade qui prouve qu'il est un grand gardien."
Le penalty, sifflé pour une cravate de Christian Panucci sur Daniel Niculae dans la surface, est arrivé à un point crucial d'un match à suspense entre les deux équipes, à la 81e minute. Mais Buffon, en deux temps, de la main puis du bout du pied, a sauvé les siens d'une élimination prématurée.
"Le fait qu'il ait manqué ce penalty ne m'ennuie pas", a poursuivi Piturca. "Je suis davantage ennuyé par la façon dont ils ont marqué contre nous."
"Il y aura toujours des penaltys ratés, ça fait partie du jeu. Mais nous aurions dû montrer plus de discipline après avoir marqué. Nous avons perdu notre concentration et nous avons été punis."
Mutu avait ouvert la marque à la 55e minute mais Panucci, toujours lui, a égalisé dans la minute suivante.
Reste que ce match nul permet aux Roumains d'avoir leur destin en main pour la suite de l'Euro. Ils seront qualifiés pour les quarts s'ils gagnent contre les Pays-Bas mardi prochain à Berne.